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Assurance vie


Assurance-vie : guide complet, fiscalité et stratégie patrimoniale | Sextant Patrimoine

Comment fonctionne une assurance-vie ?

L’assurance-vie est un contrat d’épargne conclu entre vous (le souscripteur) et un assureur. Vous versez des primes — librement ou de façon programmée — qui sont investies sur des supports adaptés à vos objectifs.

💡

Contrairement aux idées reçues, votre épargne reste totalement disponible : vous pouvez effectuer des rachats partiels ou totaux à tout moment. L’assurance-vie n’est pas un placement bloqué.

🏦

Épargner

Constituez un capital sur le long terme avec des versements libres ou programmés, sans plafond de dépôt.

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Investir

Accédez à une large gamme de supports : ETF, SCPI, actions, obligations, private equity…

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Retirer

Effectuez des rachats à tout moment, partiels ou totaux, avec une fiscalité allégée après 8 ans.

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Transmettre

Léguez votre capital hors succession avec des abattements puissants, jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire.

Fonds euros vs Unités de compte

Un contrat multisupport vous permet de combiner deux piliers aux profils distincts. Le bon équilibre dépend de votre horizon, de vos objectifs et de votre tolérance au risque.

🔒 Fonds en euros

2 – 3 %
rendement annuel moyen
Capital garanti Effet cliquet Profil prudent Anti-inflation limité
VS

📊 Unités de compte

4 – 8 %+
potentiel de rendement
ETF & trackers SCPI Private equity Risque de perte
🧭

Chez Sextant Patrimoine, nous pilotons activement l’allocation entre ces deux piliers. L’objectif : maximiser le rendement net sur votre horizon d’investissement, en maîtrisant le risque. Nous privilégions les ETF à frais réduits pour les UC, avec un benchmark MSCI World à ~6–7 % long terme.

La fiscalité en cas de vie (rachats)

L’imposition ne porte que sur les gains (intérêts et plus-values), jamais sur le capital versé. Et plus vous attendez, plus la fiscalité devient avantageuse.

J+1

Ouverture du contrat

Commencez dès maintenant : l’ancienneté fiscale part de la date d’ouverture, pas de la date de vos versements.

✓ Ouvrir tôt = stratégie gagnante
< 8 ans

Avant 8 ans : PFU à 30 %

Les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (flat tax) : 12,8 % d’IR + 17,2 % de prélèvements sociaux. Ou sur option, au barème progressif de l’IR.

⚡ Fiscalité standard — rachats à limiter
8 ans +

Après 8 ans : fiscalité réduite + abattement

Taux d’imposition réduit à 7,5 % (+ 17,2 % PS). Abattement annuel sur les gains : 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple.

🎯 Zone optimale pour générer des revenus complémentaires
📐

Exemple : un couple retire 30 000 € après 8 ans dont 15 000 € de gains. Après abattement de 9 200 €, seuls 5 800 € sont imposables à 24,7 %. Impôt réel : ~1 433 € sur 30 000 € retirés.

Comment se calcule concrètement l’impôt sur un rachat ?

C’est le point que presque personne ne comprend vraiment : quand vous retirez de l’argent de votre assurance-vie, vous n’êtes jamais imposé sur la totalité du retrait. Seule la part de gains contenue dans le rachat est taxée. Voici le mécanisme exact, expliqué pas à pas.

Le principe : le capital d’un côté, les gains de l’autre

Chaque rachat est composé de deux éléments. D’une part, une fraction de capital : ce sont les primes que vous avez versées, et elles ne sont jamais imposées. D’autre part, une fraction de gains : ce sont les intérêts et plus-values, et eux seuls sont imposables. Pour déterminer la répartition, l’assureur applique automatiquement une règle de proportionnalité.

🧮

La formule officielle du calcul :
Part de gains imposable = Montant du rachat × (Total des gains du contrat ÷ Valeur totale du contrat)

Les deux étages d’imposition à ne pas confondre

Une fois la part de gains identifiée, elle subit deux prélèvements bien distincts. Or, c’est précisément la confusion entre ces deux étages qui conduit à des erreurs de calcul fréquentes.

📊

L’impôt sur le revenu

7,5 % après 8 ans (12,8 % avant 8 ans). Il s’applique après l’abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule, ou 9 200 € pour un couple.

🏛️

Les prélèvements sociaux

17,2 %, toujours. Ils s’appliquent sur la totalité des gains, sans aucun abattement, quelle que soit l’ancienneté du contrat.

⚠️ L’erreur classique : croire que l’abattement de 4 600 € / 9 200 € réduit aussi les prélèvements sociaux. C’est faux. L’abattement ne joue que pour l’impôt sur le revenu. En revanche, les 17,2 % de prélèvements sociaux frappent toujours l’intégralité de la part de gains.

Cas pratique : le rachat de Paul, étape par étape

Pour rendre tout cela parfaitement concret, prenons un exemple chiffré. Paul est célibataire et son contrat a été ouvert il y a 10 ans : il bénéficie donc de la fiscalité la plus avantageuse, celle des contrats de plus de 8 ans.

👨
Paul, célibataire
Contrat ouvert il y a 10 ans — fiscalité optimale (plus de 8 ans)
100 000 € total versé (capital)
150 000 € valeur du contrat aujourd’hui
50 000 € de gains accumulés
30 000 € montant qu’il souhaite retirer
1
Identifier la part de gains dans le rachat
30 000 € × (50 000 € ÷ 150 000 €) = 10 000 € de gains.
Autrement dit, le rachat de 30 000 € contient 20 000 € de capital (jamais imposable) et seulement 10 000 € de gains (potentiellement imposables).
2
Appliquer l’abattement annuel (contrat de plus de 8 ans)
Paul est célibataire : son abattement est de 4 600 €.
10 000 € − 4 600 € = 5 400 € soumis à l’impôt sur le revenu.
3
Calculer l’impôt sur le revenu (7,5 %)
5 400 € × 7,5 % = 405 € d’impôt sur le revenu.
4
Calculer les prélèvements sociaux (17,2 %, sans abattement)
10 000 € × 17,2 % = 1 720 € de prélèvements sociaux.
Ici, l’abattement ne s’applique pas : les 17,2 % portent bien sur la totalité des 10 000 € de gains.
=
Imposition totale du rachat
405 € + 1 720 € = 2 125 € d’imposition totale.
2 125 € d’impôt — soit 7,1 % du retrait
Paul retire 30 000 € et reçoit 27 875 € net. Sur la totalité du montant retiré, l’imposition réelle ne représente donc que 7,1 %.
⚖️

Et si le contrat avait moins de 8 ans ? Le même rachat aurait coûté plus cher. En effet, sans abattement et avec un impôt sur le revenu à 12,8 %, Paul aurait payé 1 280 € d’impôt sur le revenu + 1 720 € de prélèvements sociaux, soit 3 000 € au total : 875 € de plus. Atteindre le cap des 8 ans représente donc ici une économie immédiate et concrète.

La stratégie à retenir : fractionner ses rachats

L’abattement de 4 600 € / 9 200 € présente une caractéristique essentielle : il se renouvelle chaque année civile. Par conséquent, plutôt que de retirer une grosse somme en une seule fois, il est souvent bien plus efficace d’étaler ses rachats sur plusieurs années. Ainsi, vous réutilisez l’abattement à chaque exercice, et vous pouvez retirer des dizaines de milliers d’euros sur la durée en payant très peu, voire pas du tout, d’impôt sur le revenu.

💡 Deux précisions importantes : d’une part, l’abattement annuel s’apprécie tous contrats d’assurance-vie confondus, et non contrat par contrat. D’autre part, pour les versements supérieurs à 150 000 € (effectués depuis le 27 septembre 2017), la part de gains correspondante est imposée à 12,8 % au lieu de 7,5 %, même après 8 ans. Un bilan permet de chiffrer précisément votre situation.

Fiscalité en cas de décès : avant et après 70 ans

L’assurance-vie échappe aux règles classiques de succession. Elle suit un régime fiscal propre, extrêmement favorable, qui varie selon l’âge lors des versements.

✅ Versements avant 70 ans
(art. 990 I CGI)

152 500 €
d’abattement par bénéficiaire, tous contrats confondus.
Au-delà : 20 % jusqu’à 700 000 €, puis 31,25 %. Les plus-values sont incluses dans l’assiette.

⚠️ Versements après 70 ans
(art. 757 B CGI)

30 500 €
d’abattement global, tous bénéficiaires et contrats confondus.
Mais les plus-values sont totalement exonérées : seuls les versements nets dépassant 30 500 € entrent dans la succession.
⚠️ Erreur fréquente : désigner uniquement le conjoint survivant (qui est déjà exonéré de droits de succession) fait « perdre » l’abattement de 152 500 € disponible pour chaque autre bénéficiaire. Une clause bénéficiaire bien rédigée peut économiser des dizaines de milliers d’euros.

Exemple chiffré : Marie et ses deux enfants

👩
Marie, 65 ans
Versements effectués avant ses 70 ans — 2 enfants bénéficiaires
200 000 € versés sur le contrat
+100 000 € de plus-values
300 000 € valeur au décès
÷ 2 150 000 € / enfant
0 € de droits de succession
Chaque enfant perçoit 150 000 € en totale franchise d’impôt (sous le seuil de 152 500 € par bénéficiaire).
🔢

Sans assurance-vie, la transmission de 300 000 € aurait pu générer jusqu’à 40 000 – 60 000 € de droits de succession selon les abattements déjà utilisés. L’assurance-vie est ici un outil de transmission à part entière.

La clause bénéficiaire : un outil patrimonial puissant

La clause bénéficiaire est l’élément le plus souvent négligé et pourtant le plus décisif. Elle détermine qui reçoit le capital et dans quelles conditions fiscales.

Objectif patrimonialRédaction recommandéeAvantage clé
Protéger le conjoint« Mon conjoint, à défaut mes enfants… »Protection immédiate + exonération totale pour le conjoint
Optimiser la transmission aux enfants« Mes enfants par parts égales, vivants ou représentés »152 500 € exonérés par enfant
Démembrement de clause« Mon conjoint en usufruit, mes enfants en nue-propriété »Double avantage : protection du conjoint + transmission anticipée
Inclure des petits-enfantsClause démembrée avec représentationTransmission sur 2 générations, abattements multipliés
⚠️ Point de vigilance : désigner uniquement le conjoint (déjà exonéré) « sacrifie » l’abattement de 152 500 € disponible pour chaque autre bénéficiaire. La clause bénéficiaire doit être revue régulièrement en fonction des évolutions familiales et patrimoniales.

Quelle répartition selon votre horizon ?

L’allocation entre fonds euros et unités de compte doit évoluer avec le temps. Voici les équilibres recommandés selon votre profil :

🌊 Avant 45 ans
Profil dynamique
20%Fonds €
80%UC / ETF

Capitalisation maximale, temps long pour absorber la volatilité

⚓ 45 – 60 ans
Profil équilibré
40%Fonds €
60%UC / ETF

Équilibre sécurité / performance, diversification active

🧭 Après 60 ans
Profil prudent
70%Fonds €
30%UC / ETF

Sécurisation progressive, génération de revenus complémentaires

⚠️

Ces allocations sont indicatives. Chaque stratégie doit être personnalisée selon vos objectifs, votre horizon réel, votre capacité d’épargne et votre situation fiscale globale. Chez Sextant Patrimoine, nous construisons une allocation sur mesure — pas un produit standard.

Des partenaires sélectionnés avec rigueur

Nous ne travaillons qu’avec des assureurs répondant à nos exigences : solidité financière, qualité des supports, frais maîtrisés. Voici nos partenaires assurance-vie de confiance.

Swiss Life
Assurance-vie · Luxembourg & France
Groupe leader européen, référence pour les contrats haut de gamme et les solutions luxembourgeoises. Idéal pour les patrimoines importants nécessitant une protection renforcée.
Contrat Luxembourg Super-triangle de sécurité
Sélencia
Assurance-vie · Multisupport
Contrat multisupport avec accès étendu aux ETF, SCPI et supports en architecture ouverte. Frais de gestion compétitifs, adapté à une stratégie long terme orientée performance.
ETF & trackers Frais optimisés
Eres
Épargne salariale & retraite
Spécialiste de l’épargne salariale et retraite, Eres propose des solutions complémentaires à l’assurance-vie pour optimiser la rémunération et préparer la retraite.
PER collectif Retraite dirigeants
Corum
SCPI & supports immobiliers
Gestionnaire reconnu pour ses SCPI de rendement (Corum Origin, Corum XL, Corum Eurion), accessibles via assurance-vie. Excellent complément immobilier dans une allocation diversifiée.
SCPI de rendement Diversification Europe

Votre bilan patrimonial offert

Avant toute recommandation, nous commençons par comprendre votre situation dans sa globalité. Ce bilan est la base de toute stratégie patrimoniale solide.

  • Analyse de vos contrats existants (frais, performance, clause)
  • Évaluation de votre situation fiscale globale
  • Identification des axes d’optimisation prioritaires
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Vos questions sur l’assurance-vie

Les réponses aux questions que nos clients nous posent le plus souvent.

La plupart des contrats peuvent être ouverts à partir de quelques centaines d’euros. Certains contrats haut de gamme (notamment luxembourgeois) exigent un ticket d’entrée plus élevé — souvent à partir de 250 000 €. Chez Sextant Patrimoine, nous sélectionnons le contrat adapté à votre niveau de patrimoine et à vos objectifs, sans minimum imposé pour débuter.
Vous n’êtes imposé que sur la part de gains contenue dans votre rachat, jamais sur le capital versé. L’assureur calcule cette part avec une règle de proportionnalité : montant du rachat × (gains totaux ÷ valeur totale du contrat). Cette part de gains subit ensuite l’impôt sur le revenu (7,5 % après 8 ans, après abattement de 4 600 € ou 9 200 €) et les prélèvements sociaux de 17,2 % (sur la totalité des gains, sans abattement). Notre cas pratique détaillé plus haut illustre ce calcul étape par étape.
Oui, il n’y a aucune limite légale au nombre de contrats que vous pouvez détenir. En pratique, disposer de plusieurs contrats (chez différents assureurs) permet de diversifier les supports, d’adapter les clauses bénéficiaires à chaque objectif, et de segmenter fiscalement vos rachats. C’est une stratégie couramment utilisée dans une optique d’optimisation globale.
Sur le plan fiscal, le cap des 8 ans est la référence : il déclenche l’abattement annuel sur les gains et le taux réduit de 7,5 %. Mais l’assurance-vie est avant tout un outil de long terme. Plus vous la conservez, plus vos plus-values s’accumulent en report d’imposition, et plus votre capital se constitue. L’idéal est d’ouvrir le plus tôt possible et de laisser l’épargne travailler.
Oui — c’est précisément l’une de ses grandes forces. Un profil prudent privilégiera les fonds en euros (capital garanti). Un profil dynamique pourra investir 80 à 100 % en unités de compte. L’allocation est totalement personnalisable et peut évoluer dans le temps via des arbitrages. Chez Sextant Patrimoine, nous adaptons la composition de chaque contrat à votre profil de risque, votre horizon et vos objectifs.
En France, le Fonds de Garantie des Assurances de Personnes (FGAP) garantit les contrats d’assurance-vie jusqu’à 70 000 € par assureur et par souscripteur. Pour les contrats luxembourgeois, le mécanisme de protection est encore plus puissant grâce au « super-triangle de sécurité » : les actifs sont séparés du bilan de l’assureur et les souscripteurs sont créanciers de premier rang.
La fiscalité est identique pour un résident fiscal français. Les différences portent sur la protection des actifs (super-triangle de sécurité au Luxembourg), l’accès à des supports plus sophistiqués (fonds internes dédiés, FID/FAS), la gestion en plusieurs devises, et la portabilité à l’international. Le contrat luxembourgeois s’adresse généralement aux patrimoines supérieurs à 250 000 – 500 000 € ou aux profils mobiles à l’international.
Oui, et c’est souvent une excellente stratégie. Via l’assurance-vie, les revenus des SCPI ne sont pas imposés chaque année : ils s’accumulent en report d’imposition dans le contrat. Vous bénéficiez ainsi de la performance immobilière sans la fiscalité des revenus fonciers classiques (TMI + prélèvements sociaux). En revanche, les SCPI en AV sont généralement achetées en pleine propriété (sans effet de levier crédit possible).
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Avertissement réglementaire : Les informations diffusées sur cette page ont un caractère purement informatif et pédagogique. Elles ne constituent ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée au sens des articles L. 321-1 et suivants du Code monétaire et financier. Avant toute décision d’investissement, il est recommandé de procéder à une analyse approfondie de votre situation patrimoniale, de vos objectifs, de votre horizon de placement et de votre profil de risque. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement comporte un risque de perte en capital. Sextant Patrimoine est inscrit à l’ORIAS et exerce sous le contrôle de l’AMF et de l’ACPR.

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